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Faire de la place.

Cécile Amélie
28 août
2 min de lecture

Ranger pour un reset

Ranger pour recommencer.

Ranger pour mieux penser.

Ranger pour se renouveler.


Avez-vous déjà fait le lien entre une maison encombrée, désordonnée, et un esprit embrouillé, lourd, dépourvu de tout enthousiasme ?

Je l'ai parfois expérimenté à la maison.

Un garde-manger en fouillis, avec des paquets de pâtes entamés dans tous les sens, ne donne pas vraiment envie de cuisiner.

On ne sait plus très bien ce que l'on a, ni même en quelles quantités.

Un bureau encombré de papiers en tout genre n'incite pas à s'y poser pour rédiger de jolis courriers créatifs ou simplement se mettre à jour dans ses factures.

Un dressing sans dessus dessous et, soudain, on a l'impression de n'avoir plus rien à se mettre.

Les choses sont là.

Simplement que nous ne les voyons plus.


Je crois qu'il se passe quelque chose de semblable dans nos ateliers, dans nos bureaux, dans nos maisons… et peut-être même dans nos têtes.


Quand trop de choses s'accumulent, il devient difficile de voir ce qui compte vraiment.

Alors parfois, il faut ranger.

Pas pour avoir une maison parfaite.

Pas pour que tout soit impeccable.

Mais pour retrouver de l'espace.

De l'espace autour de soi.

De l'espace dans sa tête.

De l'espace pour avoir envie à nouveau.


C'est exactement ce qui s'est passé à l'atelier la semaine dernière au retour des vacances. J'ai cru que j'allais pouvoir attaquer une nouvelle année ni vu ni connu dans le même espace sans rien changer ! Que néni !

J'ai donc commencé à ranger banalement, sans imaginer que ce simple geste allait m'aider à remettre un peu d'ordre dans mes idées… J'avais oublié le pouvoir du rangement. En regardant autrement, j'ai pu créer un nouvel espace physique mais aussi mental pour y faire germer de nouvelles envies.

J'ai vu les choses vieillissantes et poussièreuses que je ne voyaient plus par habitude.

Je les ai jetées. J'ai vu comment je pourrais améliorer mon espace en jouant avec les boites. J'ai gagné de l'espace de stockage, de rangement. J'ai évalué avec précision tous mes stocks dormants. Je sais que cette année je vais réduire mes chutes de cuir, de tissus et de petites fournitures. Et puis j'ai vu tout le potentiel créatif de mes vies d'avant. J'ai réalisé que je suis riche de cette expérience et de ces savoirs-faire. Maintenant que la place est nette, mon esprit est libre de créer à nouveau.

Libre de puiser dans ma mémoire artistique, dans tout ce que j'ai appris et expérimenté avant, et de le mêler à ma poésie contemporaine.


Bref j'ai fait de la place pour ce qui vient.

Et je sais maintenant quel rapport il y a entre l'espace dans lequel on travaille et la zone que l'on a de disponible dans sa tête. J'ai parfois envie d'être minimaliste pour bénéficier d'un immense espace mental dédié à mon laboratoire artistique. Me connaissant, je sais que c'est une utopie. J'aime trop les objets et leur histoire.

Mais ça c'est un autre sujet et je vous en parlerait peut être ici un jour.





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